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Silence, on torture en Algérie

 


 

Tounsi Ali ordonne qu’on torture des jeunes

soupçonnés d’avoir volé la voiture de sa fille

 

Abdelkader torturé par les hommes de Ali Tounsi

(photo, quotidien Ennahar-El djadid)

 

Parce que la voiture de la fille du patron de la police, le colonel Tounsi Ali, a été volée,

on déclenche l’état d’alerte sur l’ensemble du territoire algérien.

Une alerte qui ne prendra fin qu’après l’interpellation de huit jeunes hommes.

Abdelkader l’un de ces jeunes s’est confié au quotidien arabophone Annahar-El jadid,

en indiquant avoir été  arrêté à Boufarik alors qu’il était chez son oncle, sans que le

s policiers n’exhibent un quelconque mandat d’amener ou mandat du procureur

et sans qu’on ne lui indique le motif de son arrestation.

 

Au commissariat de Boufarik, Abdelkader a échappé au châtiment corporel qu’allaient

lui faire subir les policiers et ce sur intervention du commissaire de police de Boufarik.

Il sera ensuite pris en charge par une équipe arrivée d’Alger.
Il sera dirigé sur Chéraga où sa garde à vue durera une semaine en violation de la loi qui

la limite à 48 heures. Avant d’arriver au commissariat de Cheraga, les policiers

qui l’escortaient avaient marqué un arrêt à Mahelma où les policiers lui avaient

annoncé qu’ils allaient l’exécuter. C’était juste des pressions qui font partie de

la torture morale. Ce n’était là qu’un avant goût de ce qui l’attendait au commissariat

de Charaga que qualifiera Abdelkader de « Abou Ghrib » le sinistre centre de détention irakien.

Au commissariat de Cheraga, Abdelkader et sept autres jeunes vont connaître
 les pires sévices dont l’agression sexuelle, le pistolet électrique, 
le lynchage par dix agents de police etc. Des sévices qui ont fini par
 mettre Abdelkader dans un état nécessitant son admission en urgence à
 l’hôpital de Beni-Messous.
Mercredi 9 avril lors de sa présentation au tribunal de Cheraga,
 Abdelkader et ses sept compagnons d’infortune ont été envoyés,
 sur ordre du procureur de la république, à l’hôpital pour se faire délivrer 
des certificats médicaux attestant de la gravité des supplices subis. Abdelkader
 a le bras paralysé en plus de différentes blessures sur le corps.
Tounsi Ali sera-t-il jugé pour crime contre l’humanité ? Surtout pas en Algérie.
 Il n’est pas à son premier crime. Il est temps de saisir les instances 
internationales pour mettre un terme à ces violations des droits de l’homme 
dans une Algérie dont les dirigeants réclament à la France coloniale de présenter 
ses excuses pour les crimes commis durant la guerre de libération. 
Et voilà que Abdelkader dit s’être comparé à Larbi Benmehidi  au moment 
où il subissait les tortures de ses bourreaux de la police de Ali Tounsi dans 
l’Algérie indépendante depuis 46 ans.

 

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