Des officiers de l’armée algérienne font appel au président Bouteflika
pour la régularisation de leur situation
Ils ont été radiés par centaines des effectifs de l’armée entre 1992 et 2000. Les uns mis à la retraite anticipée alors qu’ils venaient à peine de boucler 15 ans de services. Les autres ont été tout simplement versés à la vie civile avec un pactole de quelques millions de centimes en dinar. Ils appartiennent à tous les corps de l’armée (aviation, marine, sécurité, santé etc.)
Le motif de leur radiation sans qu’il ne soit écrit noir sur blanc sur leur document est leur sympathie pour les thèses islamistes. Pourtant, dans la coalition gouvernementale il y a bel et bien un parti islamiste qui a endoctriné des milliers de jeunes algériens pour les envoyer en Afghanistan.
Ces officiers radiés de manière arbitraire viennent de saisir le président de la république par une lettre, dont une copie a été envoyée au quotidien arabophone Echourouq, lui demandant de régulariser leur situation dans le cadre de la politique de réconciliation nationale.
D’autres officiers de l’armée et des policiers qui ont refusé de participer à la guerre civile en tuant des innocents ont préféré déserter et se réfugier à l’étranger. Ces militaires et policiers sont aujourd’hui toujours en exil et guère concernés par la réconciliation nationale.
Rappelons que dans le cadre de cette réconciliation plus de 700 milliards de centimes ont été alloués pour indemniser les terroristes repentis. Cependant, ceux qui ont été victimes de l’abus du pouvoir et poussés à l’exil n’ont pas bénéficié des mesures de la loi sur la réconciliation. C’est dire que cette réconciliation n’a concerné que les généraux et les terroristes qui sont les deux faces d’une même et pièce qui doivent être poursuivis pour crimes contre l’humanité.
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