Les mots sont amers,
Comme une épée,
Ils blessent là où ils passent.
La flatterie, elle, facile et reposante
Abuse mais empoisonne.
Un mot, c'est une dette qui n'engage
Que celui qui est libre
Ahmed Fouad Negm
 
  Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire ! Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !  

 

 

Ce livre est le cauchemar de ceux qui ont abusé de l'Algérie et de son peuple

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 

La chaîne Al-Alam annule le débat sur Al-Qaeda au Maghreb

Le pouvoir des nains tremble devant une simple émission de télévision

 

 

 

 

Bien que la direction de la chaîne Al-Alam se garde de justifier  l’annulation de l’émission « Dossiers maghrébins » programmée pour la soirée du samedi 19 juillet, par les pressions exercées par les autorités algériennes, après de longueet patientes recherches sur le sujet, il a été clairement établi qu'Algér a exercé des pressions sur les autorités iraniennes dont dépend la chaîne de télévision pour ne pas diffuser l'émission.

Rappelons que cette émission animée par le journaliste Yahia Abouzakariya a été consacrée au débat sur l’organisation Al-Qaéda au Maghreb. Nous étions deux invités à débattre du sujet. Mourad Dehina qui intervenait de Genève et moi, à partir de Paris. En quoi cela pouvait-il déranger le régime d’Alger ?

 

Pour justifier leurs protestations auprès du ministère iranien des affaires étrangères, les autorités algériennes ont argué que les deux invités sont des opposants au régime d’Alger et que la chaîne Al-Alam a omis d’inviter un représentant officiel algérien. Comme c’est ridicule comme argument !

 

D’abord, il faudrait rappeler que Yahia Abou zakaria n’a pas invité des opposants au régime d’Alger mais deux hommes qui connaissent bien le sujet. En ce qui me concerne, c’est en qualité de journaliste chroniqueur de la rubrique internationale  dans un hebdomadaire français que j’ai été invité. Je n’ai jamais fait partie d’un quelconque part ou mouvement politique d’opposition. Si mes écrits et mes analyses ne sont pas du goût des gouvernants algériens ce n’est nullement de ma faute. Non seulement ils gèrent mal le pays et nous connaissons tous les résultats de leur mauvaise gestion, mais pis encore, ils se comportent en véritable despotes refusant toute contradiction et toute critique. C’est ce qui m’a valu quatre condamnations à des peines de prison pour mes écrits journalistiques. Et c’est ce qui m’a poussé à l’exil comme beaucoup d’autres algériens.

 

L’autre argument relatif à l’absence d’un représentant de l’état algérien est aussi ridicule que ses auteurs et il n’a d’égal que la stupidité de ces nains qui gouvernent la grande Algérie. Sinon, comment expliquer pareil argument ? Le représentant de l’état algérien à ce débat se serait-il constitué avocat d’Al-Qaeda ? Se serait-il substitué à Ben Laden pour défendre une organisation décriée tant par les musulmans que par les ennemis de l’Islam ? Pourquoi exiger la présence d’un représentant de l’état algérien ? La chaîne unique de la télévision algérienne invite-t-elle des opposants ou des journalistes en désaccords avec la politique de ces nais lorsqu’elle organise des débats insipides et sans enthousiasme aucun ? Les réponses sont connues.

 

Le comble dans toute cette histoire, c’est que l’ambassadeur d’Algérie à Téhéran a fait appel à l’aide à l’ambassadeur du trublion de Tripoli comme pour faire croire que tous les régimes maghrébins sont contre cette émission. A Alger on veut carrément supprimer l’émission « Dossiers Maghrébins » de la chaîne iranienne parce que son animateur Yahia Abouzakaria est un journaliste algérien qui  a fait trembler les généraux lors de ses précédents passages sur d’autres chaînes arabes.

 

Après avoir corrompu les titres de la presse indépendante dont l’audience ne dépasse pas le seuil des salles de rédaction de ses pseudo journalistes et des salons de ces nains qu’ils encensent, le régime impopulaire d’Alger fait la chasse aux voix libres et dignes même à l’étranger.

 

Je n’avais pas imaginé que l’Algérie était gouvernée par des nais si petits qu’ils ont peur de deux exilés qui n’ont pour seules armes que leur intégrité et leur dévouement à leur pays. Deux exilés qui font peur à des nains parce qu’ils disent tout simplement la vérité que refusent d’entendre ces despotes que tôt ou tard ils seront chassés du pouvoir.

 

Les Algériens doivent bien méditer sur cette épisode de l’annulation d’une émission de télévision sur une chaîne étrangère pour comprendre que le régime qui leur fait si peur est finalement si faible qu’il suffit de lui souffler dessus pour qu’il s’écroule.

 

Hichem ABOUD

27 juillet 2008

 

 

 

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