NB: Il n'est pas obligatoire de cliquer sur les bannières publicitaires. Mais le faire c'est bien pour aider aider le site à continuer à tenir la route pour vous donner les infos que vous ne trouverez pas dans vos journaux habituels. Hommage au journaliste Abderrahmane Mahmoudi Saha Dahmane,
Te voilà parti une fois pour toutes cédant la place aux médiocres et aux opportunistes que tu dérangeais par ton franc parler et par ta plume insolente. Vas te reposer en paix loin des chuchotements des hypocrites et du bruit des retournements de vestes. Tu as la chance de laisser derrière toi des femmes et des hommes qui se sont imprégnés de tes idées pour maintenir vivace la flamme que tu as allumée un jour en donnant naissance au « Jour d’Algérie ». Pour le reste, oublie toutes ces mesquineries qui ont failli t’éloigner du monde de la presse lorsqu’au milieu des années ’80 tu avais opté pour une carrière de fonctionnaire au ministère du Tourisme. Mais la fièvre journalistique était plus forte et tu as fini par renouer avec les odeurs de l’encre et du papier. Oublie ces tartuffes, jaloux de ton courage, qui te tapaient sur le dos en fin de réunions du MJA pour mieux te poignarder un peu plus tard dans les bars d’Alger en t’accusant de tous les maux du monde. Oublie ces faux et ces roublards qui changent de principes et d’allié au gré des circonstances. Oublie ce bas monde et toutes ses misères. Je te demande d’oublier toutes ces misères de ce bas monde, mais moi, je n’oublierai pas le camarde de classe du Lycée El-Idrissi qui faisait déjà étalage de son talent de polémiste face au prof d’histoire. Je n’oublie pas les beaux jours passés ensemble à la revue El-Djeïch où j’étais rédacteur en chef alors que tu effectuais ton service national. Tu avais marqué ce magazine de ton empreinte de journaliste d’investigation par la réalisation de courageuses enquêtes. Je n’oublie pas non plus ces moments de folie lorsque avec notre ami Aziouez Mokhtari, nous projetions de créer le Front National Houari Boumediene au début des années 80. Et puis, je n’oublie jamais ces farces qu’on se faisait même dans les moments les plus sérieux et ça se terminait par de grands éclats de rire. Et puis, il y a plein de trucs de folie qu’on faisait ensemble et que je n’ose pas évoquer dans ce petit papier que nos enfants risquent de lire et ils se moqueront sûrement de nous. Ils vont se marrer certes, mais …. Que te dire de plus sinon que je regrette amèrement de n’avoir pu te passer un coup de fil lors de ces deux dernières années ne serait-ce que pour te lancer mon habituel « Saha Dahmane ! » En te lisant chaque matin il me semblait qu’on était en contact. Et puis chacun de nous étant occupé de son côté nous n’avons pas pu voir le temps passer jusqu’à ce que j’apprenne la triste nouvelle. La faucheuse t’a choisi parce qu’elle ne peut trouver mieux que toi dans le jardin de la presse. Elle a pris la plus belle rose. Celle qui sent l’honnêteté, le courage et la bravoure. Saha Dahmane et à bientôt. Hichem Aboud
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