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Emeutes
 


Après Chlef, K’sar El-Boukhari se révolte

 

 

A peine l’accalmie revenue à Chlef après trois jours d’émeute, que la ville de K’sar El-Boukhari a pris feu. Cette ville distante de 40 km de Médéa a été, vendredi, le théâtre de violentes manifestations qui ont causé  d’importants dégâts.

 

C’est à la sortie du stade où l’équipe locale a triomphé du Widad de Boufarik sur un score de un but à zéro que les manifestants se sont dirigés vers le siège de la mairie et celui de la sous-préfecture (daïra) exprimant leur colère contre la marginalisation, le chômage et la misère qu’ils résument en un seul mot : « la hogra »

 

Une fois de plus, la manifestation qui devait être pacifique pour mettre les autorités devant leurs responsabilités et faire aboutir les revendications, a vite fait de virer à l’émeute justifiant, par là, l’intervention des brigades anti-émeute, l’utilisation de la force et l’arrestation d’une vingtaine de manifestants dont des mineurs.

 

Bien que la ville de K’sar El-Boukhari se trouve à un peu plus d’une centaine de kilomètres d’Alger, les évènements de cette ville ne semblent pas intéresser la presse algérienne qu’elle soit celle dite indépendante (privée) ou la gouvernementale. Hormis, les quotidiens Le Soir d’Algérie, Annahar –Eljadid et Echourouq Elyaoumi, les autres titres de la presse ont totalement ignoré ce qui s’est passé à Ksar El-Boukhari.

 

Evidemment les caméras de la télévision algériennes étaient absentes que ce soit à Chlef ou à K’sar El-Boukhari.

 

04/05/2008

 

 

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