
Omar Ghoul, Le ministre des travaux publics était-il un agent du DRS ?
Telle est la question que se posent de nombreux observateurs suite à la nomination de Aïssa Khelladi, ancien officier du DRS, à la tête de l’agence nationale des autoroutes. Une fleur de plus qu’il offre à son ancien officier traitant après celle qu’il lui avait offerte au temps où il était aux commandes du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques.
Aïssa Khelladi dit Tarek, radié sur sa demande en 1990 des effectifs de l’armée algérienne, était le chef de bureau de sécurité de la wilaya d’Alger de 1986 à 1990 après avoir occupé les mêmes fonctions à Constantine à son retour de Moscou, en 1980, où il avait effectué un stage de 6 mois chez le KGB. . Il a eu à gérer les dossiers des indicateurs des services secrets à Alger. Sur sa liste d’agents figurait en bonne place Omar Ghoul qui était à l’époque étudiant en génie civil. L’actuel ministre des travaux publics était militant du mouvement islamiste et représentait une source très fiable tant il était proche des leaders islamistes. D’ailleurs, c’est en toute logique qu’on le retrouvera membre du bureau national de HAMAS (actuellement MSP), une création à 100% DRS pour contrer le FIS de Abbassi Madani et Ali Belhadj.
Après avoir quitté l’armée, Aïssa Khelladi, sans avoir le statut de journaliste professionnel, signe de nombreux articles de presse dont certains étaient consacrés à la Direction de la sécurité Militaire, dans l’hebdomadaire algérien « L’évènement du Jeudi ». Ce qui lui a valu quelques déboires avec son ancien employeur. D’où son départ vers la France où il obtient l’asile politique.
En France, Aïssa Khelladi ne prend aucune position contre le régime algérien. Il publie deux romans (« Peurs et mensonges » et « rose d’abîme ») chez les éditions MARSA, une SARL au capital de 2.000 FF qu’il monte en 1996 en association avec Virolle Marie-France une inconnue du monde de l’édition et de la presse. Cette même maison d’édition publie une revue littéraire appelée « Algérie-Littérature/Action).
En 1994, Aïssa Khelladi publie « Bouteflika, un homme et ses rivaux ». Un livre qui n’a pas eu le succès escompté mais son auteur s’en tira à bon compte en vendant 5000 exemplaires aux comités de soutien à la candidature de Bouteflika.
Ce livre qui est une véritable apologie du pouvoir personnel constitue, pour Khelladi Aïssa, sa clé d’entrée dans le royaume de Bouteflika où règne en maître le général de corps d’Armée Mohamed Mediene dit Tewfik, l’inamovible patron du DRS.
Ainsi, il bénéficie d’un poste de cadre à l’ANEP dont il était le chef de stand au salon du livre de Paris en mars 2007. Fâché de n’avoir pas obtenu le poste de PDG de l’ANEP après le limogeage de Abdelkader Khomri, Khelladi retourne en France en attendant une proposition plus intéressante. Il finit par avoir le poste dont il rêvait depuis longtemps. Directeur général d’une entreprise publique. C’est son ancien agent indicateur qui le lui offre sur instructions venues d’en haut évidemment.
Omar Ghoul qui est Doctorat en Génie nucléaire a est, aux yeux de nombreux observateur, une grande perte pour son secteur d’activité. A savoir le nucléaire. Sa nomination au ministère de la pêche et plus tard aux travaux publics ne tient nullement compte de ses compétences mais plutôt de ses états de service dans un autre domaine qui n’a nullement besoin de diplômes.
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