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Obsèques du général Fodhil Cherif Brahim
Absence des généraux

et des poids lourds de la scène politique

 

 

Après une longue souffrance et alors qu’il ne souhaitait plus que la mort vienne l’emporter, le général major Fodhil Cherif Bey a fini par rendre l’âme le jeudi 19 juin 2008 à Alger.

Celui qui faisait partie du club des onze généraux membres du cabinet noir a été enterré sans qu’aucun de ses pairs ne daigne venir lui faire ses adieux dans le petit cimetière de la commune de Larhat (70 km à l’ouest de Tipaza) où il fut inhumé.

 

Généralement, les officiers généraux sont enterrés au cimetière d’El-Alia comme l’a été avant Fodhil Cherif, le général Smaïn Lamari, décédé le 27 août 2007. Bien que l’ancien chef de la 1ère région militaire faisait partie du cercle restreint des décideurs, il n’a pas eu cet honneur. D’autre part, Hormis quelques personnalités sans grande envergure, aucun général n’a daigné accompagner Fodhil Cherif Brahim à sa dernière demeure. Pas même le général Mohamed Lamari dont il était le plus fidèle des hommes.

 

Ali Benflis, Karim Younès, Kamel Bouchama et Moussa Touati, président du FNA n’ont aucun poids sur la scène politique. De même les généraux Maïza, Djoudi ou Bouchouareb n’ont jamais fait partie des ténors de l’armée. Et surtout pas le général Nadir  Metidji qui a lu l’oraison funèbre.

 

Cette absence des poids lourds de la scène politique algérienne et du cercle des décideurs s’explique sûrement par le fait que le général disparu a fini sa carrière comme un malpropre. Tombé en disgrâce au lendemain de l’élection de Bouteflika pour son second mandat, le général Fodhil Cherif a été écarté de manière peu habituelle. Il n’y a même pas eu un communiqué annonçant sa fin de mission. On avait annoncé la désignation de son successeur à la tête de la première région militaire sans que Fadhil Cherif ne soit cité. On avait fait comme s’il n’existait pas. D’ailleurs, depuis cette date, on h’a plus parlé de lui.

 

Bouteflika lui en voulait pour avoir marché à fond avec le général Mohamed Lamari , l’ex chef d’état major de l’armée, qui parrainait la candidature de Benflis à la magistrature suprême.

Cet ancien de la SAS (Section Administrative Spécialisée) qui a rejoint l’armée algérienne  quatre mois après la proclamation de l’indépendance a échappé de peu à la radiation des effectifs de l’armée au milieu des années 80 lorsque le commandant Boultif avait découvert qu’il était un collaborateur de l’armée coloniale. (lire son portrait tel que brossé dans « La mafia des Généraux)

 

 

 
 


 

 

 

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