La délinquance des cols blancs
bat tous les records en Algérie
54100 milliards détournés et seulement 51 accusés sont en prison
Nulle part dans le monde on n’aurait enregistré pareils chiffres. Pour le seul premier trimestre de l’année 2008, il a été enregistré en Algérie 77 affaires de détournements de deniers publics d’un montant de 81 milliards de centimes (en Dinar Algérien).
Pour les trois dernières années, il a été enregistré une nette recrudescence des détournements des deniers publics dont le montant global a atteint la somme de 54100 milliards de centimes. L’essentiel des montants détournés l’a été dans les banques et bureaux de postes.
Les auteurs de ces détournements sont au nombre de 279 personnes dont 51 sont en détention préventive, 58 autres sous contrôle judiciaire. Les autres accusés jouissent de leur totale liberté pour pouvoir préparer leur départ vers l’étranger au cas où leurs protecteurs n’arriveraient pas à leur éviter des ennuis judiciaires.
Ces chiffres aussi extravagants puissent-ils paraître, ne sont pas l’invention de l’auteur de ces lignes. C’est M. Abdelkader Mostefaoui, commissaire de la police judiciaire à Alger qui les a annoncés à la presse et que le quotidien An-Nahar El-Jadid a publié dans son édition du 8 mai 2008.
Les détournements ne concernent pas seulement les établissements financiers. Selon la même source, le secteur de l’enseignement a été victime d’un détournement de 21 milliards au profit de fonctionnaires indélicats. Le secteur de la santé n’est pas en reste puisqu’il a enregistré le détournement de pas moins de 4 milliards dans 16 hôpitaux du pays.
En Algérie les détournements sont facilités par le fait qu’on n’utilise pas les paiements par chèques ni par virement ou carte bancaire. Ces moyens de paiements sont pratiquement inexistants pour permettre aux grands barons du commerce informel d’échapper à tout contrôle fiscal. Tout se paye en liquidité. C’est ce qu’on appelle en Algérie « ched, med ya Ahmed ». Ni vu ni connu.
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