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L'imposture
 


"Bouteflika une imposture algérienne"
 est disponible au Centre Culturel Algérien à paris

Nadir Benseba, alors directeur du quotidien
Le Matin, posant avec le général Lamari pour la une
du journal de Mohamed Benchicou

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, « Bouteflika une imposture algérienne » 
de Mohamed Benchicou est offert généreusement au public du Centre Culturel Algérien
à Paris. L’information est confirmée par le quotidien arabophone Echourouq dans son
édition datée du 6 mai courant.
N’est-ce pas là une preuve de plus que l’auteur de ce pamphlet contre le président de 
la république bénéficiait de fortes protections ? Il est de notoriété publique que
Mohamed Benchicou avait tout misé sur le cabinet noir constitué de généraux issus de
l’armée coloniale en se portant aux avant-postes des détracteurs de Bouteflika.
Son rédacteur en chef de l’époque, Nadir Benseba, n’hésitait pas à poser sur la une 
du quotidien Le Matin avec le général Mohamed Lamari. Interrogé sur cette une, contraire
à l’éthique journalistique et à la déontologie, Benseba répondait en toute franchise que
le journal de Benchicou avait choisi son camp. Le soldat du général Lamari est, aujourd'hui,
le représentant de la Fédération Internationale des Journalistes à Alger. Pas moins que ça! Il
est à souligner qu'il est de ceux qui réalisent des interveiws avec les opposants du régime
sans jamasi les publier dans la presse. L'interview que je lui avais accordée en avril 2002
n'a jamais paru et Nadir Benseba n'a plus jamais donné signe de vie. Pourtant, les questions
étaient des plus pertinentes.
Rappelons que « Bouteflika une imposture algérienne »avait pris le relais du livre 
« Le Sultanat de Bouteflika »  pamphlet du général Nezzar qui n’a pas eu le succès
escompté. Parmi les nombreux candidats qui s’étaient bousculés au portillon du cabinet
noir pour tirer à boulets rouges sur Abdelaziz Bouteflika, C’est Mohamed Benchicou qui
avait été choisi. Un choix qu’il regrettera quelques mois plus tard en se retrouvant derrière
les barreaux pour trafic de devises. Une incarcération que Benchicou lui donnera une connotation
politique en occultant le véritable délit pour lequel il était poursuivi. C’est ce qu’on appelle
« Benchicou une imposture journalistique ».

 

06/05/2008

 

 

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