Ali Belhadj relâché
Au président du tribunal d'Hussein-Dey il lance:
"Nier l'existence des moukhabarate
c'est comme si vous niez le soleil en plein jour "

Alger 18 juin 2008
Présenté devant le tribunal d'Hussein-Dey, après sa brutale arrestation la veille, le cheikh Ali Belhadj a été relâché sans que ne soit retenue contre lui la moindre inculpation. Au président du tribunal qui lui voulait nier l’existence des services de renseignements, le leader islamiste a insisté pour dire « nier l’existence des moukhabarate c‘est comme si niez l’existence du soleil en plein jour.
Sans fléchir et toujours égal à lui-même et avec son habituel franc parler, selon une source digne de foi, Ali Belhadj s’est montré imperturbable et a mis le tribunal dans un véritable embarras. Les instructions n’étant pas arrivées à temps et ne sachant quoi décider, le président a fini par le relâcher en lui disant qu’il recevra bientôt une convocation et en lui rappelant qu’il ne devait pas quitter le territoire national comme si Ali Belhadj avait un passeport ou avait coutume de voyager.
De nouveau, Ali Belhadj est arrêté
Alger 17 juin 2008.
Libéré après son arrestation au tribunal d’Alger (voir ci-dessous)suite à son intervention lors du procès de l’affaire Ressam, Ali Belhadj a été de nouveau arrêté cet après-midi à son domicile sis à Kouba dans la banlieue est d’Alger.
Selon une source proche du leader islamiste, contactée par téléphone, quelques six véhicules blindés de type 4X4 à leurs bords des hommes cagoulés et armés jusqu'aux dents ont fait irruption à son domicile où il a été arrêté et embarqué vers une destination inconnue.
Son frère et ses enfants se sont immédiatement rendus au commissariat central d'Alger réclamant des nouvelles de leur parent. Il leur a été répondu que Ali Belhadj ne se trouvait pas dans les locaux de la police et qu'il faudrait attendre demain pour avoir des nouvelles. Evidemment, toutes les arrestations de Ali Belhadj font l'objet de traitement à un haut niveau de la hiérarchie militaire.
Ce n’est pas la première fois que Ali Belhadj fait l’objet d’arrestation et d’intimidation depuis sa libération de la prison militaire après 12 années de purgatoire. Il est à se demander comment les chefs de l’AIS dont Benaïcha et Kertali et ceux du GIA dont Layada connus pour avoir commis les crimes les plus barbares puissent jouir de l’impunité totale alors que Ali Belhadj qui est un dirigeant politique ne cessent de subir le harcèlement d’un pouvoir qui refuse de punir les véritables criminels à commencer par les généraux qui ont commandité la création du GIA et ordonné l’assassinat de milliers d’innocents.
La politique de réconciliation n’a, finalement, servi que les véritables assassins que sont les chefs de l’AIS qui n’étaient en réalité que des agents du DRS. On ne peut citer meilleure preuve que leur présence aux obsèques du général Smaïn Lamari. Cette politique a, également, servi de couverture pour les crimes commis par les généraux qui ont déporté des milliers d’Algériens dans les camps du sud et poussé d’autres vers l’exil tout en assumant la responsabilité de l’enlèvement de milliers d’Algériens portés disparus à ce jour.
Hichem ABOUD
Arrestation de Ali Belhadj

Selon le site Tahia Bladi Ali Benhadj, le leader islamiste du FIS, a été arrêté hier, lors du procès de Abdelmadjid Dhouman. Le Président de séance a ordonné aux policiers de la faire sortir de la salle, puis a ordonné son arrestation pour outrage à magistrat.
Ali Benhadj avait traité le procureur de la république de menteur après que celui-ci ait tancé les avocats de la défense, leur reprochant de soutenir que c’était le DRS qui montait les dossiers, et que personne ne donnait de consignes au juge d’instruction et à la chambre d’accusation. Ali Benhadj, très digne, s’est levé et a traité le procureur de menteur.
Devant une assistance médisée, il a affirmé que son propre dossier avait été montée de toutes pièces par le DRS, et que la justice n’a fait qu’obeir aux injonctions qu’elle avait reçu et qu’il était lui même une victime de cette odieuse soumission de la justice .
Ali Benhadj n’aura pas démenti sa réputation d’homme debout qui n’hésite pas, malgré tout ce que ce régime de tortionnaires lui a fait endurer. A-t-il vraiment outragé le procureur en le traitant de menteur?
La justice n’est elle pas réellement aux ordres du DRS et de tous les barons du régime? Les dossiers ne sont-ils pas montés par le régime puis confiés à l’instruction? Dans l’affaire Khalifa, la chambre d’accusation n’avait-elle pas obtempéré en écartant les noms des principaux auteurs ?
Donc, aux dernières nouvelles, Ali Benhadj serait incarcéré. Gageons que la Justice attend les consignes de ses maîtres pour décider de ce qu’elle devra faire avec cet encombrant prisonnier. Je me trompe?
D.B
16 juin 2008
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