Qu'est-ce qui différencie le numéro 2 du FIS
de Soltani, Layada, Morzag et Belkhadem?
Il est à se demander pourquoi Ali Belhadj qui a purgé 12 années de prison en compagnie de Abassi Madani fait toujours l’objet de harcèlement policier alors que ceux, du côté des islamistes, qui ont pris les armes et ont endeuillé des milliers de familles algériennes tels Madani Merzag, Abdelhamid Kertali deux anciens chefs de l’Armée Islamique du salut, bras armé du FIS et Abdelhal Layada ancien numéro un du GIA sont chouchoutés par le régime.
Ali Belhadj n’a jamais pris les armes contre les Algériens et n’a jamais tué personne. On peut nous rétorquer qu’il est de ceux qui ont incité au meurtre par ses prêches incendiaires. Dans ce cas pourquoi a-t-on élevé au rang de ministre les Ahmed Merani, un des principaux dirigeants du FIS, Abou Djerra Soltani le patron du HAMAS et Saci Lamouri pour ne citer que ceux là et qui sont réputés pour leurs prêches non moins brûlants que ceux de Ali Belhadj ?
Selon le quotidien Echourouq-Elyoumi », Ali Belhadj a été remis en liberté sur un appel téléphonique peu avant sa présentation au procureur de la république. .Une preuve supplémentaire pour ceux qui doutent encore qu’en Algérie on est encore loin de l’état de droit. |
La réponse est connue de tous les Algériens. Ali Belhadj a refusé de négocié ses principes et de servir un régime qu’il s’est engagé à combattre par le verbe sans jamais prendre d’armes. Certes, il n’a jamais condamné les attentats terroristes, les actions du GIA et de l’AIS. Il n’a jamais dénoncé les assassinats de journalistes, d’intellectuels, d’artistes et de simples citoyens qui sont autant victimes que lui de la politique de la terre brûlée menée par les généraux du cabinet noir. Mais, l’actuel chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem a-t-il , un jour condamné ne serait que du bout des lèvres un quelconque attentat quand il était en marge de la république ? Les Soltani, Merani et autres larbins qui se sont mis au service du cabinet noir ont-ils fait quelque chose de concret pour arrêter l’effusion de sang dont sont responsables en premier lieu les généraux du cabinet noir et leurs sbires de tous bords.
Faire endosser à Ali Belhadj ou à Abassi Madani le désastre de 13 années de violence ne passera jamais aux yeux des Algériens qui ne sont pas dupes.
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